Les origines de la Tango-thérapie

Les origines de la Tango-thérapie

Le tango comme activité thérapeutique est né progressivement dans les années 80, tant aux États-Unis qu’en Argentine, grâce à plusieurs études ayant prouvé d’importants bienfaits sur la santé bio-psycho-sociale.

Au début des années 2000, les premiers ateliers de Tango-Thérapie ont été réalisés par la psychologue argentine Silvana Perl à l’hôpital J.T. Borda, un des plus grands hôpitaux psychiatriques à Buenos Aires. Dès lors, le tango apparaît comme discipline thérapeutique et commence à consolider sa méthodologie et ses approches d’intervention. Le premier congrès international de Tango-Thérapie a eu lieu à Rosario en 2008.

En Suisse, la Tango-Thérapie se développe depuis 2011 grâce aux différentes activités du professeur et tango-thérapeute Enrique Montel de la Roche.

Pour qui ?

Dans les établissements médico-sociaux en Argentine, et de plus en plus en Europe, Amérique du Nord et Asie, la Tango-Thérapie fait partie des soins proposés aux patients souffrant :

  • De maladies neurologiques telles que la maladie de Parkinson, Alzheimer, la sclérose en plaque ou les séquelles d’AVC. Elle permet de diminuer certains symptômes, aide à retrouver plus de fluidité corporelle.
  • D’un handicap physique : elle permet alors de développer une approche corporelle et émotionnelle enrichissante avec leur entourage physique.
  • De maladies cardiovasculaires : elle favorise l’augmentation de l’activité aérobie et la réduction de la sédentarité.
  • De troubles psychiatriques et psychologiques, comme les syndromes affectifs, les psychoses, les troubles relationnels, la dépression, puisqu’elle favorise l’interaction corporelle et relationnelle, l’écoute mutuelle et le lâcher-prise.

La Tango-Thérapie s’adresse aussi aux personnes du troisième âge. Cette activité ludique leur permet d’améliorer leur équilibre et leur coordination, contribuant ainsi à réduire le risque d’éventuelles chutes et à rendre leur quotidien plus agréable.